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Comment faciliter l’heure du coucher des tous petits (2 à 5 ans)

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Crédits : ladepeche.fr/

Bien qu’une large part des enfants résistent quelque peu à l’heure du coucher, la majorité d’entre eux se coucheront sans trop de chichis si leurs parents appliquent, avec un peu de rigueur, les principes de base d’un encadrement stable et chaleureux. Voici donc quelques conseils utiles dans la plupart des familles permettant de faciliter cette transition.

  • Garder, autant que possible, toujours la même routine (heure, lieu de dodo, ordre des choses). Les rituels autour du coucher ont une fonction rassurante pour l’enfant. Toutefois, faites attention à ne pas étirer indûment cette période. Entre cinq et quinze minutes devrait suffire afin de mettre l’enfant au lit et de passer un petit moment agréable avec lui.
  • Dans le quotidien, à travers votre langage, tentez de présenter le sommeil comme une période agréable et non de façon négative. « Faire une BONNE sieste », « Se reposer un peu ». En ce sens, ne menacez pas l’enfant de l’envoyer se coucher s’il ne se comporte pas bien : « Si tu n’es pas gentil, tu vas aller faire dodo! »
  • L’enfant peut avoir un objet (toutou, couverture, tétine) qu’il ne retrouve QUE pour dormir et qui sera rassurant pour lui.
  • Limiter les jus et les collations sucrés au moins une heure avant le dodo.
  • S’assurer qu’il dépense son énergie après le repas (environ 30 minutes) : faire une activité qui bouge (sauter, courir, danser) idéalement dehors.
  • Quelques minutes avant le dodo, ralentir le rythme de la maison : fermer la télévision, mettre une musique douce, tamiser les lumières, marcher plus lentement et parler à voix plus basse. Ne pas permettre que l’enfant commence un nouveau jeu. Éviter toute source de stress et d’excitation pour l’enfant.
  • Juste avant le dodo, prendre 5 à 10 minutes (pas plus) avec l’enfant pour se faire un « petit moment doux » : bavarder à voix basse dans le lit, lire une histoire, faire un massage, chanter une chanson douce, faire des ombres chinoises, etc. L’enfant peut avoir le choix de l’activité (ça lui donne du pouvoir et il aime ça…)
  • Lui laisser tout ce dont il a besoin sur la table de nuit (ex. : gobelet avec un peu d’eau), lui souhaiter bonne nuit, lui donner baiser, câlin et sortir.
  • Attention à toujours quitter l’enfant sur une note positive, ce n’est pas le moment de faire un retour sur ses bêtises de la journée. Évitez aussi de vous emporter, de crier ou de le menacer lorsqu’il ne collabore pas à l’heure du coucher, et ce, même s’il met votre patience à rude épreuve. Car s’il associe une émotion négative au moment du sommeil ou s’il a peur d’être abandonné, vous risquez d’aggraver le problème.
  • Afin d’aider l’enfant à faire la coupure et à ne pas sentir qu’il manque quelque chose en se couchant, après le dernier « bonne nuit », lui donner le moins d’attention possible. Toute réponse à une demande de l’enfant doit se faire d’une façon mécanique (« parent robot ») avec le moins de mots ou de regards possibles.
  • Au besoin, pour les enfants plus vieux ou qui ont un peu moins besoin de sommeil, on peut réduire les siestes à environ 1 h 30 de repos (un cycle de sommeil). Toutefois, ne supprimez pas les siestes avant l’entrée à la maternelle. Le cerveau des petits a besoin d’une pause pendant la journée pour se régénérer et un enfant trop fatigué peut avoir du mal à s’endormir le soir. Essayer aussi de planifier les temps de dodo en fonction du cycle de l’enfant et de ses besoins physiologiques. En ce sens, essayez de le coucher lorsqu’il montre des signes de fatigue (agitation, grommellement, yeux rouges ou gonflés, etc.), car si on attend trop, il aura « passé son heure ». Bonne nuit…

Par Nancy Doyon, coach familial
Fondatrice de SOS Nancy
Membre du Réseau Nanny secours.

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